Le stade Fernand Fournier d’Arles accueille samedi 20 et dimanche 21 mars la dixième édition de la Coupe d’Europe hivernale des lancers. Une compétition devenue au fil des années un rendez-vous quasi incontournable pour les meilleurs athlètes européens. Et notamment pour les Français. Présentation.
C’était en 2001, à Nice. L’équipe de France montait chez les hommes et chez les femmes sur la troisième marche du podium de la Coupe d’Europe hivernale des lancers. Les seules médailles par équipes des Bleus depuis la création de cette compétition il y a dix ans. Ce week-end, ils seront à nouveau à domicile. Toujours dans le sud de l’Hexagone mais cette fois du côté d’Arles. Avec une équipe complète et l’envie dans découdre, tant chez les seniors que chez les moins de 23 ans. « L’objectif, ce sont les Championnats d’Europe de Barcelone, tient à rappeler en préambule Thierry Cristel, manager des lancers à la FFA. Pour nos meilleurs athlètes, cette compétition est une excellente préparation. Et pour nos espoirs, elle est un petit plus dans une année sans championnat continental pour les jeunes. » Au départ très ambitieuse, l’équipe de France a dû revoir ses ambitions légèrement à la baisse suite aux forfaits de Mélina Robert-Michon et de Laurence Manfredi. La première nommée, enceinte de son premier enfant, fait logiquement l’impasse sur la saison 2010. La recordwoman de France du lancer du poids s’est, elle, blessée mercredi. Elle a été remplacée au pied levé par la junior Lucie Catouillard, qui aura droit à un détonnant baptême du feu ce week-end. Dans ce contexte, les leaders tricolores seront les deux lanceuses de marteau, Manuela Montebrun et Stéphanie Falzon, qui voudront jouer les premiers rôles après avoir terminé dans le top 12 des Mondiaux de Berlin l’été dernier. « Dans un concours assez relevé, elles vont pouvoir savoir où elles en sont vraiment », estime Thierry Cristel.
Des pointures internationales Effectivement, le plateau de ce concours et, plus généralement, celui de la Coupe d’Europe hivernale, laisse présager des performances de tout premier plan. Par équipes, les pays historiquement forts dans les lancers seront sans doute au sommet du classement. On pense bien sûr à l’Allemagne, la Pologne et à la Russie, ainsi qu’à l’Italie qui devrait jouer les outsiders. La Biélorussie sera également à suivre de très près avec la présence de deux individualités de top niveau international : Nadzeva Ostapchuk (21,70 m cet hiver !) et Natallia Mikhnevich, respectivement en or et en bronze lors des Mondiaux de Berlin au poids. Autre pointure en lice : l’Allemande Betty Heidler, qui possède un record à 77,12 m au marteau. « C’est vraiment une compétition qui attire tout ceux qui font le choix de l’hiver dans leur préparation, remarque le manager des lancers à la FFA. Et comme les meilleurs européens sont les meilleurs mondiaux dans presque toutes les épreuves… » De quoi motiver les lanceurs français qui se sont préparés toute la semaine à Boulouris « dans une excellente ambiance de travail et de sérieux, lors de laquelle l’osmose s’est faite entre les générations ». A eux de jouer.
Florian Gaudin-Winer pour athle.com
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